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MUSICA SANCTA
A la recherche des sons perdus des monastères de Terre Sainte

Film documentaire de 52 minutes
écrit par Yves Touati
réalisé par Emmanuel Chouraqui


SYNOPSIS

Au cours d’un voyage musical et spirituel à travers les siècles, MUSICA SANCTA (*) nous invite à découvrir la richesse des liturgies chrétiennes des monastères d’Israël.

Ce voyage commence à l’aube du 4eme siècle avec les premières communautés chrétiennes (syriaques, arméniens, coptes, éthiopiens, etc…) pour se terminer de nos jours avec les nouvelles communautés charismatiques ou traditionnelles installées en Terre Sainte plus récemment.

Cette enquête, conçue comme une forme revisitée de pèlerinage culturel, répond un double objectif : Tous les monastères sont situés en Terre Sainte.
Ces musiques liturgiques des chrétiens d’Orient se sont développées entre le 4ème et le 8ème siècle et c’est à travers elles que la musique du Temple de Jérusalem s’est peut-être prolongée jusqu’au chant grégorien occidental.

Après une brève plongée dans l’histoire de la musique monastique de la région et de ses colorations, nous visiterons plus en détail quatre communautés installées à Jérusalem ou dans ses environs.

Trois d’entre elles font partie de l’histoire ancienne puisqu’elles remontent aux premiers siècles du christianisme :

Les communautés chrétiennes occidentales se sont installées plus récemment en Terre Sainte, en fait essentiellement à partir de la fin du 19ème siècle pour la plupart d’entre elles.
Parmi ces communautés nous découvrirons plus en détail : C’est Yves Touati, musicologue et producteur de la collection Musica Sancta, qui servira de guide dans ce voyage dans l’espace et dans le temps.
"Mon idée de départ était que les chants monastiques orientaux, dont certains remontent au troisième siècle, portaient en eux des éléments de la musique du Temple de Jérusalem. Comment? A travers ceux qu'on appelle, à tort d'ailleurs, les Judéo-Chrétiens. Il s'agit en fait des juifs qui ont cru et suivi le messianisme de Jésus mais sans se détacher pour autant de la communauté juive. C'est cette dernière qui les mit hors la loi, à l'aube du 2ème siècle, soit près de 70 ans après la mort du Christ !

Au cours des siècles suivants, ils vont trouver refuge dans les premières communautés chrétiennes orientales, essentiellement celle des syriaques qui jusqu'à nos jours utilise l'araméen comme langue liturgique. Ont-ils gardé une partie de la musique du Temple de Jérusalem et ainsi influencé les premières liturgies chrétiennes? Telle était mon impression après quelques années de recherche. Pour essayer d'étayer cette théorie, j'ai cherché, avec l'aide d'un ordinateur, quels étaient les points communs à toutes les liturgies chrétiennes de l'Orient, celles qui s'étaient développées dans la région où vécut le Christ. Première constatation, toutes ces musiques utilisent une gamme de 22 notes… 22, c’est aussi le nombre exact des lettres qui composent l’alphabet hébraïque et sûrement pas une coïncidence. 22 notes, cela signifie aussi que le plus petit intervalle est d’un quart de ton, alors que dans la musique occidentale, il est d’un demi ton…Le deuxième point commun des liturgies chrétiennes orientales est la « bi-phonie », c’est à dire qu’on peut chanter jusqu’à deux notes différentes en même temps.

La polyphonie, soit trois notes différentes chantées simultanément, n’apparaîtra que bien plus tard et en Europe cette fois, avec la polyphonie flamande dans la deuxième moitié du 12ème siècle…"
(*) Il existe deux mots pour traduire "sacré" en latin : sancta et sacra. On parle de Terra Sancta et de Musica Sacra. "Musica Sancta" est donc le diminutif de Musica Sacra de la Terra Sancta.    Retour au texte

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